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 D. Blixen - Admin.

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Dorothy Blixen
Ligue 19
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MessageSujet: D. Blixen - Admin.   Jeu 21 Jan - 19:50

Dorothy Blixen
_______________________________________________________________

    A propos de vous
      NOM : BLIXEN.
      PRENOM(S) : Dorothy, Jolene, Emma.
      DATE DE NAISSANCE & AGE : Née le 18 juillet 1997 ; 27 ans.
      LIEU DE RESIDENCE : Long Beach (banlieue sud de Los Angeles).


    Détails
      SOULWAKER OU NORMAL ? Soulwalker.
      Si SOULWALKER :
      - don ? télékinésie ; Dorothy est capable de faire bouger des objets ou même des personnes par sa simple volonté, le seul problème étant que plus l'objet ou la personne est de grande taille, plus cela lui prend du temps pour récupérer, prise de violentes migraines.
      - camp ? Ligue 19.
      - stimulant : la pluie.
      - inhibiteur : l'aspirine.


    Descriptions
      CARACTERE : Dorothy Blixen n'a jamais été un modèle d'extraversion. Depuis son enfance, dans l'ombre de sa soeur aînée, elle avait toujours été la plus effacée des deux. Glenda était la folle de service, celle qui parlait fort, qui rigolait, qui discutait avec tout le monde et qui allait vers les autres, alors que la petite Dorothy était silencieuse, timide, discrète. C'était une enfant qui rêvait beaucoup, qui aimait vaquer à ses occupations seule. Elle ne jouait pas tellement avec les autres enfants, ni avec sa soeur - ou si elle le faisait, c'était que Glenda l'y avait obligée. Personne ne savait tellement ce qui passait par la tête de cette enfant si esseulée ; on la retrouvait souvent en haut d'un arbre, endormie sur une branche, épuisée d'avoir tout escaladé, activité ayant constitué la majeure partie de son après-midi. Dorothy ne semblait pas éprouver le besoin d'avoir des amis. C'était bien ce qui rassurait ses parents : le fait d'avoir l'excentrique Glenda à ses côtés la poussait à se sociabiliser malgré elle.
      A l'adolescence, Dorothy ne changea pas. A son entrée au lycée, elle était toujours seule, déambulait dans les couloirs sans bien se préoccuper de ce que les autres pouvaient dire sur elle. Pourtant, le lycée était une étape cruciale dans l'adolescence. Dorothy restait parmi les "intouchables", les lycéens considérés comme ringards, bizarres : différents. Les élèves normaux se divisaient en groupes, mais tous pensaient la même chose de Dorothy Blixen : elle était étrange. Blixen était toujours toute seule, elle ne parlait à personne hormis à sa soeur. Elle fuyait toute compagnie ; bien qu'elle fût une très jolie fille, nombre de garçons s'étaient cassé les dents à tenter de sortir avec Dorothy. Les rares paroles qu'on pouvait lui extirper étaient des "Oui", des "Non", des "Pardon" ou des "Merci", rapidement. Parfois, si quelqu'un osait l'embêter, elle l'envoyait paître avec deux répliques cyniques et sarcastiques, sans sourire. Une ermite, une romantique. Glenda Blixen faisait partie de l'équipe de cheerleaders, et elle faisait ce qu'elle pouvait pour éviter les ennuis à Dorothy. Cette dernière n'avait pas un caractère difficile, pourtant, elle avait d'excellentes notes et était polie, aimable avec ses professeurs. Le problème était que son don l'avait toujours poussée à refuser toute proximité de la part de quelqu'un d'extérieur à sa famille. En vérité, elle avait toujours eu peur de son don, de ce qu'elle pouvait faire.
      Ce n'est qu'en entrant à l'université, à la Bringham Young University de Provo dans l'Utah, que Dorothy commença réellement à s'ouvrir. Glenda et ses parents surent toujours que c'était parce qu'en grandissant, Dorothy maîtrisait de mieux en mieux ses pulsions et sa télékinésie. Elle commença à avoir des amis, un peu tous comme elle, rêveurs et travailleurs, dans son amphi d'étudiants en médecine. Dorothy s'ouvrit plus : elle souriait, elle commençait à savoir s'amuser. Elle sortit avec deux ou trois garçons en quatre ans ; elle n'était pas du tout le genre de fille à les cumuler, Dorothy avait toujours été cette génie romantique incomprise, en quelques sortes, qui ne demandait qu'à se libérer des attaches de son don.
      Puis sa soeur mourut dans l'accident de voiture sur Balboa Island. Ce fut à partir de ce jour que Dorothy devint incontrôlable : elle se referma comme une huître, cessa de se confier à ses parents, qu'elle quitta en prétendant être partie au Japon pour finir ses études loin des vestiges des souvenirs de Glenda. Dorothy développa alors un côté violent, déterminé et au sang-chaud plutôt contrastant avec sa personnalité de jeune fille rêveuse et solitaire. Désormais, elle cherche à venger sa soeur. Elle ne ressemble plus tellement à la Dorothy originelle. C'est une femme qui parle peu, qui ne sourit pas, qui ne pleure jamais, quelqu'un de froid et distant, de violent et incontrôlable, manipulatrice pour arriver à ses fins. Les seules personnes dont elle supporte la compagnie sont les membres de la Ligue 19, qui partagent son objectif, et Jim Ferland, son "colocataire de camping-car". Elle est réellement aveuglée par sa soif de vengeance et cet aveuglement pourrait lui porter préjudice avec des dommages collatéraux conséquents.

      PHYSIQUE : Dorothy Blixen a toujours été et sera toujours considérée comme une jolie fille. Pas un canon, certes, mais une femme au joli minois. C'est d'ailleurs parfois bien utile pour endormir la confiance des gens... plutôt petite, Dorothy mesure environ un mètre soixante. Elle a toujours été menue, très fine, mais ces derniers temps, son squelette de plume a pris quelques muscles et on aurait plutôt tendance à la qualifier d'athlétique, désormais. Plutôt vive, ses mouvements sont assez fluides, cependant sa démarche en a pris un certain coup ces dernières années ; depuis qu'elle a adopté les rangers, elle marche d'un pas décidé plutôt à la Lara Croft qu'à la Naomi Campbell, si vous voyez le genre. C'est aussi sans doute lié à son revirement caractériel, beaucoup plus déterminé et violent. D'une manière générale, elle s'est beaucoup masculinisé ces dernières années, pour s'adapter à son nouveau mode de vie en solitaire, mais elle reste une femme particulièrement attirante. Dorothy a un visage plutôt rond, la mâchoire discrète et la bouche marquée, plutôt épaisse. Son nez fin et légèrement retroussé s'allie à merveille avec ses yeux en amande de couleur marron, donnant un air fantasy à Dorothy. Enfin, le plus gênant dans tout cela reste ses cheveux, assez longs, raides, blond cendré. Ils lui sont gênants quand elle veut se défendre, se servir de son arme ou autre, mais depuis que sa soeur a dit que les cheveux longs lui allaient le mieux, Dorothy refuse de les couper et préfère les attacher.
      AUTRES : Dorothy est une adepte des armes à feu depuis son entrée dans la Ligue ; ayant un inhibiteur particulièrement embêtant, elle a suivi un entraînement intensif et manipule deux armes différentes : un fusil V-Packer toujours accroché dans son dos, prêt à être utilisé en cas, et son fidèle revolver de calibre .50, celui avec qui elle fait le plus feu sur l'ennemi. Voir une petite jeune femme ainsi équipée peut surprendre, mais Dorothy maîtrise parfaitement ces deux armes, en tant qu'un des meilleurs agents de la Ligue 19. Elle connaît quelques rudiments d'arts du combat au corps à corps, suffisamment pour pouvoir s'en sortir sans arme et sans don quand il le faut, en cas d'urgence. La plupart du temps, vous croiserez Dorothy de nuit, vêtue d'un jean ou d'un short, avec ses sempiternelles rangers, revolver à la taille, blouson en cuir, V-Packer dans le dos. Si ses cheveux sont détachés, elle ne cherche pas particulièrement à se battre et se déplace simplement. Par contre, s'ils sont attachés et que c'est vous qu'elle chercher... un bon conseil, cachez-vous, ou courez très vite.


    Hors-Jeu
      AVATAR : Michelle Williams.
      CODE DU REGLEMENT : Genre je le sais pas, naméo : P
      AUTRES ? Nyah ♥️

_______________________________________________________________


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Dorothy Blixen
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MessageSujet: Re: D. Blixen - Admin.   Lun 25 Jan - 10:49

Biographie
    Courrier reçu par Jared et Kimberly Blixen en 2006 et en 2009
    (suite au développement des dons de leurs filles, Glenda et Dorothy)

    Citation :
    « Tout d'abord, ne répondez pas à ce courrier, c'est inutile, il est envoyé automatiquement.
    Je m'appelle the Soulwalker. Aujourd'hui, les légendes urbaines s'évertuent à utiliser mon nom pour désigner ces personnes mythiques dotées de dons surnaturels.
    Je passe mes journées et mes nuits devant mes programmes informatiques à surveiller ce monde. Je suis averti à chaque fois que quelqu'un développe un don et devient un soulwalker. En l'occurence, j'ai été averti du développement de la télékinésie chez votre fille, Dorothy Jolene Emma Blixen, née le 18 juillet 1997 à Long Beach, Californie (USA).
    Je ne suis pas là pour faire du recrutement ou faire devenir votre enfant un phénomène de foire. Je me suis simplement chargé de la tache de vous avertir.
    Dans sa vie, votre enfant aura le choix entre plusieurs propositions.
    Si il s'avère que votre enfant est doté d'un don particulièrement puissant, il se pourrait que l'organisation nommée OCPS vienne à sa rencontre pour lui proposer de travailler pour eux.
    Votre enfant pourra également agir pour la Ligue 19.
    Si aucune des organisations nommées ci-dessus ne lui conviennent, votre enfant pourra simplement rester neutre, mais sera forcé de cacher ses dons coûte que coûte, surtout s'il ne les maîtrise pas et/ou s'ils sont peu puissants. Dans ce cas-là, l'OCPS le détectera et anihilera les dons de votre enfant par la force.
    Vous trouverez ci-joint des documents vous expliquant en détails les caractéristiques de chaque organisation.
    Je ne vous envoie ce courrier que dans un seul but : faire en sorte que tout le monde, soulwalker ou pas, ait la liberté de choisir eux-mêmes leur destin. C'est un droit qui aura beaucoup de mal à être appliqué dans les années à venir.
    Surtout, prenez bien au sérieux ces informations, et n'en parlez à PERSONNE. Détruisez ceci ou dissimulez-le au mieux après l'avoir lu.

    THE SOULWALKER. »

    « Ce sont ceux qui aiment la vie qui la perdent en premier. Ceux qui s'en détachent gardent la vie éternelle. »

    « Je n'avais jamais vraiment cru à ce précepte idiot entendu lors d'une cérémonie d'obsèques, quand j'étais adolescente. Du moins, pas à l'époque. Pour moi, les optimistes vivaient et vivront toujours plus longtemps pour tous les dépressifs du monde. C'était jusqu'à ce jour. Il y a cinq ans. Le jour où tout a changé pour moi.
    Ma soeur aînée et moi vivions depuis quelques longues années avec ces dons étranges, un gène muté, d'après les médecins d'aujourd'hui. C'était rare, à l'époque, plus rare qu'aujourd'hui. Le phénomène relevait de la légende urbaine plus que d'un fait avéré. Peu y croyaient vraiment. Maintenant, deux personnes sur trois sont atteintes, et ça fait du grabuge. Avant, nous devions éviter de les utiliser, les cacher. Nous avons eu la chance d'hériter de deux dons invisibles à l'oeil nu ; depuis que j'ai douze ans, je suis télékinésiste, ma soeur avait, elle, le don de se téléporter instantanément. Nos parents n'avaient pas tellement peur de nous et de ce que nous pouvions faire, je crois même que j'étais plus effrayée par mon don que n'importe qui d'autre. De toutes façons, mes parents ont toujours été tolérants et très compréhensifs. Les meilleurs parents du monde pour grandir...
    Glenda avait trois ans de plus que moi. Nos parents étaient d'immenses fans du classique The Wizard of Oz, d'où nos prénoms. Une façon de nous mettre au monde sous une bonne étoile, "There's no place like home".
    Tout a basculé il y a cinq ans. »

    22 Juillet 2020, Balboa Island. 4:35 PM.
    Dorothy se tenait la tête entre les mains, passant ses doigts dans ses longs cheveux blonds. Elle se leva du sofa et fit quelques pas pour passer dans la cuisine de la maison de sa soeur, Glenda. Dorothy était régulièrement prise de migraines depuis le développement de son don. Elle carburait la plupart du temps à l'aspirine, et une fois même, adolescente, s'était retrouvée à l'hôpital pour un début de méningite. Raisons suffisantes pour que Dorothy elle-même ait plus peur de son propre don que n'importe qui d'autre.
    Dorothy s'assit sur l'ilôt central de la cuisine de sa soeur. Glenda avait profité de la chute des prix immobiliers pour se payer une maison entière à elle toute seule - elle avait bien raison. A vingt-cinq ans, il fallait bien quitter le cocon familial, surtout par les temps qui couraient. La quartier avait autrefois été beau, paisible, les enfants pouvaient jouer sur les pelouses sans risques. Mais même sur Balboa Island, à Newport Beach, le terrain était devenu dangereux. On ne comptait plus les fusillades, les démonstrations de dons qui confrontaient les rebelles à ces espèces de patrouilleurs officiels chargés de retrouver les soulwalkers. Pour cela, les soeurs Blixen s'étaient bien gardé de faire des démonstrations en public. Elles avaient appris à dissimuler leur don depuis de longues années, si bien que seuls leurs proches intimes connaissaient la vérité, se résumant à leurs parents, et peut-être au maximum deux de leurs amis.
    Dorothy touillait son verre avec sa cuillère, pensive. Elle jeta un oeil à l'extérieur, par la fenêtre. Le voisin, que Glenda ne se privait jamais de reluquer quand elles discutaient sous le porche en fumant une cigarette, était occupé à réparer sa moto, une énorme bécane que les deux soeurs avaient vu évoluer au fur et à mesure que son propriétaire la rénovait. La vieille BMW de Dorothy était garée dans l'allée, juste derrière le Hummer de Glenda. C'était une après-midi tranquille. Temps sec.
    Glenda déboula dans la cuisine en tentant de mettre ses escarpins, cigarette à la bouche, sac à main autour de l'épaule.
    « Tu vas où, comme ça, Glenn ?
    - Chez Ralph's, j'ai plus rien dans le frigo... pizza ce soir ? Ou tu viens avec moi ?
    - Non, j'ai mal à la tête, vas-y toi. Prends ma voiture. »

    Sur ce, Dorothy lui jeta ses clés, que Glenda attrapa au vol. Les deux blondes sortirent sur le perron, Glenda se placa dnas la vieille BMW des années 2000 de sa soeur. Dorothy avala la dernière goutte de son aspirine, scrutant le voisinage.
    Glenda fit sa marche arrière pour sortir de l'allée.
    Bien entendu, elle jeta un oeil derrière elle, voir si sa tenue avait épaté le beau voisin.
    Dorothy, elle, vit bien le Hummer lançé à pleine vitesse dans la rue, face à la petite BM que conduisait Glenda.
    Elle eut simplement le temps de hurler le nom de sa soeur, tentant un geste désespéré de la main pour éloigner une des voitures - son don aurait pu éviter bien des dégâts. Mais en un quart de seconde elle se souvint ; jetant un regard apeuré à son verre vide, qu'elle laissa tomber.
    Ce fut en courant qu'elle tenta de rejoindre la rue, mais le Hummer avait déjà percuté de plein fouet la BM, dans un nuage de tôle, de métal, de plastique, de fumée. Dorothy hurla, retenue par des bras inconnus qui l'empêchèrent d'aller plus loin sur la pelouse. Une voix inconnue l'arrêta dans ses mouvements en désignant le filet d'essence. En l'espace d'une seconde, on la plaqua sur le sol tandis que la BMW explosait dans la rue.
    Dorothy eut quelques secondes de silence, immobile, la joue contre la pelouse, le bras de l'inconnu sur son cou, la plaquant à terre. Puis finalement l'emprise se relâcha. Elle s'agenouilla sur le sol et tourna la tête vers la rue : elle ne vit que le Hummer filer à vive allure, et la BMW en flammes.
    « GLENDA !
    - C'est trop tard ! Restez là ! »

    Dorothy ne prit même pas la peine de se tourner pour voir le visage de la personne qui l'avait raisonnée. Elle se passa frénétiquement la main dans les cheveux, ne prêtant pas attention aux plaies qui saignaient sur son front, s'effondrant en sanglots hystériques.
    « Pourquoi ?! Pourquoi elle ne s'est pas téléportée ?! Pourquoi elle... »
    Dorothy répétait ces mots comme une ritournelle incessante, ne prenant garde à l'impact que l'information pouvait avoir sur l'inconnu qui venait de, peut-être, lui sauver la vie à elle aussi. Ces questions qui lui venaient en tête. Dorothy se rendait compte qu'elle ignorait ce qu'était l'inhibiteur de Glenda. Pourquoi n'avait-elle pas utilisé son putain de don ?!

    « Je n'ai trouvé l'agenda de ma soeur que deux jours après ses obsèques. J'ai passé une semaine entre chez elle, le commissariat, la morgue, le funérarium. La personne au volant du Hummer fut retrouvée le lendemain. Ivre et défoncée, mais elle n'avait pas eu une égratignure. Ce n'est qu'une fois tout en règle que j'ai trouvé l'agenda de Glenn, ouvert à la page du 21 juillet 2020. Soit, la veille de sa mort. Une seule inscription : RDV OCPS. Je n'ai compris que trop tard que Glenda s'était débarrassée de son plein gré de son don. Elle en avait peur, comme moi j'ai toujours peur du mien. Et elle avait contacté cette nouvelle organisation, qui clamait détenir le pouvoir de rendre leur normalité aux soulwalkers. Visiblement, c'était chose faite.
    J'aurais pu flipper aussi, et prendre à mon tour rendez-vous avec les labos de l'OCPS. Au lieu de ça, j'ai appris à les détester. Ils avaient délibérément retiré sa spécificité à ma soeur. Sans aucun scrupule, ils l'avaient aidée à mourir. Et je pense qu'ils le savent. Il n'ignorent pas que lorsqu'ils retirent leur don à un soulwalker, n'importe quelle situation, dans un monde comme le notre aujourd'hui, peut lui être fatale. Alors j'ai décidé de me battre. Je garde mon don et j'apprends à m'en servir. Je touche le moins possible à l'aspirine, je sais maintenant que c'est la cause pour laquelle je n'ai pas pu faire dévier l'une des voitures ce jour-là.
    J'ai grossi les rangs de la ligue 19 en une nuit pluvieuse de novembre. »


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MessageSujet: Re: D. Blixen - Admin.   Mar 9 Fév - 11:07

    12 Novembre 2020, Hollywood Boulevard. 1:24 AM.
    Quelques mois étaient passés depuis l'affaire de la mort de Glenda Blixen.
    Une silhouette petite et frêle se mouvait dans l'ombre d'Hollywood Boulevard à la nuit tombée. La quartier n'était pas particulièrement recommandé la nuit. Cette silhouette semblait connaître les lieux et se déplaçait avec aisance et assurance. Quand elle passait sous la lueur froide d'un réverbère, on pouvait la distinguer : de longs cheveux blonds, jean, rangers et veste en cuir. Aucune arme à proprement parler.
    Dorothy Blixen avait décidé depuis le décès de sa soeur de faire justice elle-même. Elle avait entrepris depuis des mois des recherches sur cette mystérieuse OCPS, qu'elle avait rendues fructueuses en dénichant le courrier caché chez ses parents. Le fameux courrier de The Soulwalker et quelques données essentielles. Tout ça pour la mener à fouiller un peu n'importe où au beau milieu d'Hollywood, Los Angeles, en pleine nuit.
    Ces derniers temps, la motivation avait laissé une légère place au désespoir. Dorothy ne trouvait rien. Elle voulait en savoir plus pour pouvoir convoler avec ces rebelles de la mystérieuse Ligue 19, mais ils étaient introuvables, du moins, publiquement.
    Dorothy poussa alors la porte de ce qui semblait être un bar.
    Autrefois, c'était ici le Disney Soda Fountain, mais depuis quelques temps, le quartier était laissé à l'abandon, hormis les quelques touristes qui venaient encore admirer les étoiles incrustées dans le trottoir. Maintenant, le Disney Soda Fountain, délabré, avait été repris pour en faire un vieux boui-boui miteux, crasseux, tenu par ce qui ressemblait de loin à un homme préhistorique ; autant dire, une brute, qui servait des pintes de bière et louait des chambres dégueulasses à l'étage aménagé, souvent occupées par une pute et sa clientèle.
    L'entrée d'une femme, au premier abord, étonna les hommes présents dans le bar. Mais le regard déterminé de Dorothy leur suffit pour ne pas poser de questions. Elle s'assit à une table en retrait, commandant une bière à son tour, comme n'importe quel mec présent. Ce n'était pas entièrement un hasard si elle venait ici ; dans son périple, un de ses contacts l'avait mise sur la piste de ce bar, sans pour autant être précis.
    Une main se posa sur son épaule, et un grand type baraqué, les mouvements lourds et imprécis, s'assit à côté de Dorothy. Il avait un regard de boeuf et tenait fermement dans sa main un verre ébréché de whisky, pas très propre. Il commença alors à parler - ou plutôt, à grogner des mots incompréhensibles à l'adresse de Dorothy, se penchant vers elle, l'haleine putride, lorgnant plus sur son décolleté que sur son visage.
    « Dégage de là, le poivrot. »
    Il protesta pour finalement empoigner le visage de Dorothy dans sa main épaisse pour la tourner vers lui, le regard et la diction pâteux. Ce fut suffisant. Ces derniers temps, livrée à elle-même, seule avec sa rage, Dorothy avait développé un sang-chaud certain qui serait sans doute définitif.
    Dorothy se leva et saisit l'homme par le cou, le plaquant violemment contre un mur, faisant résonner le bar entier, tomber de la poussière du plafond. La plupart des hommes présents tournèrent la tête vers l'origine du grabuge. Dorothy fixait le pauvre alcoolique d'un air rageur, le regard sombre. Il avait les pieds dans le vide. En vérité, elle n'usait pas tellement de sa force physique pour faire ce petit effet, elle ne pouvait pas porter d'une main et par le cou un homme de plus de quatre-vingt-dix kilos. Son don de télékinésie y était pour quelque chose. Elle ne pourrait pas tenir bien longtemps sans être prise de migraines, mais peu lui importait, ces derniers temps.
    « Ne pose pas tes sales pattes sur moi. »
    Le serveur du bar s'avanca dans le dos de Dorothy, l'air de vouloir lui chercher des noises. Dorothy tourna simplement la tête vers lui, gardant l'autre plaqué contre le mur. D'un geste discret de sa main libre, la choppe qu'essuyait le serveur fila s'écraser contre un mur à son tour, se brisant en mille morceaux.
    Le serveur leva les deux mains.
    « Ma jolie, je sais qui tu cherches. Arrête ça tout de suite. T'es au bon endroit, mais fais pas de connerie. »
    Ces quelques mots eurent l'effet escompté. Dorothy lâcha sa victime qu'elle poussa d'une main vers la sortie. Il fut rattrapé par deux clients, choqué, se frottant le cou. Le serveur fit quelques signes pour qu'on l'emmène à l'étage.
    Tout fut rapide. Il fit alors signe à Dorothy de le suivre, et la mena jusqu'à une chambre au fond d'un couloir. Il frappa à la porte, énonça quelques mots énigmatiques, puis s'esquiva quand Dorothy fut autorisée à entrer seule.
    Ce fut sa première entrevue avec une personne qui avait plus ou moins un lien avec la ligue 19.

    « Ma première entrevue avec Koichi Akamatsu fut déterminante dans la suite de mon parcours. Cet homme était assis derrière un bureau couvert de paperasse. Plus tard, j'appris que ces papiers n'étaient qu'une couverture au cas où. A l'instant même où le serveur referma la porte, Akamatsu fit un geste et les deux vigiles postés devant la porte - pour m'empêcher de m'enfuir - m'attrapèrent vigoureusement. L'un me prit les mains, les plaquant dans mon dos, et l'autre me fit me plier en deux d'un geste précis, pour faire pencher ma tête en avant. Je n'avais pas résisté - à quoi bon, à partir du moment où mes mains étaient bloquées, il était encore difficile pour moi de faire quoi que ce soit. Je me souviens juste que le deuxième vigile avait poussé mes cheveux en avant - je lui avais souhaité bien du courage intérieurement, j'avais à cette époque de l'année les cheveux très longs et particulièrement épais. Après avoir trouvé ma nuque et la base de mon crâne, il avait passé ses doigts sur ma peau, j'ignorais alors pourquoi. Ce n'est que quelques secondes après cela qu'ils me relâchèrent tous les deux, se replaçant à leur poste.
    Ce petit rituel m'avait légèrement chamboulée, certes, mais je n'en démordais pas moins de mon objectif. Akamatsu attendit que je me remette les cheveux en place, tirant sur le col de ma veste en cuir. Une fois que j'eus terminé, il fit enfin face à moi dans la lumière, et je pus pour la première fois voir son visage. Je m'en souviens comme si c'était hier. Akamatsu me fascinait. Il devait avoir le double de mon âge, peut-être, quarante-cinq voire cinquante ans. Typé japonais, je ne le trouvai pas moins parfait. Un visage harmonieux, charismatique, malgré l'absence de sourire et le regard sévère. J'appris plus tard qu'il était l'un des 19 fondateurs de la Ligue et que sa soeur cadette, Nana, travaillait aussi pour eux. »

    « Ton nom, ta date de naissance, d'où tu viens.
    - Dorothy Blixen, née le 18 juillet 1997 à Long Beach.
    - Vingt-trois ans donc. Heureusement qu'on a une bonne couverture grâce à Daniel. Tes petits tours de passe-passe vont nous valoir quelques ennuis dans les quelques jours à venir.
    - Je -
    - Tais-toi, c'est moi qui parle. On me connaît sous le nom de Koichi Akamatsu. Evidemment, c'est un nom d'emprunt, on n'est pas non plus des abrutis. Pourquoi t'es là ?
    - Vous faites bien partie de la Ligue 19, non ? Alors aidez-moi. J'ai perdu ma soeur il y a quelques mois à cause de ces salopards de l'OCPS. Je veux faire justice moi-même. Et j'imagine que ca vous arrange.
    (silence)
    - Tu connais tes stimulants et inhibiteurs ?
    - Inhibiteur, oui. L'aspirine. C'est un problème, parce que utiliser ma télékinésie me file des migraines d'enfer.
    - Vicieux, en effet. Mais pas moins intéressant. On va vérifier tes infos. Si tout ce que tu nous as raconté, c'est des craques, il va t'arriver des bricoles. Venir me chercher ici dans l'une de nos planques, c'était juste voir l'arbre qui cache la forêt.
    (une porte au fond de la chambre s'ouvre sur une jeune femme, typée japonaise également, ressemblant beaucoup à Akamatsu, affublée d'un casque et d'un micro d'ordinateur sur le crâne - elle donne une liasse de papiers à Akamatsu)
    - Okay. Arigatô, Nana-chan.
    (silence - Akamatsu parcourt les papiers des yeux tandis que la fille s'éclipse)
    - C'est bon. On a vérifié, t'es clean. Ta soeur s'appelait bien Glenda Blixen ? Merde. C'était une soulwalker aussi, d'après nos informations. Téléportation. Anihilée en juillet 2020.
    (silence)
    - C'est probablement ce qui causa sa mort, en effet. C'est bon. Dans les jours qui suivront, tu risques d'avoir une vie quelque peu... mouvementée. Pour te tester. Si c'est satisfaisant, tu seras définitivement des nôtres. Bien sûr, pas un mot. Si tu parles, on veillera à te faire taire. Comme je disais, tes petites conneries de tout à l'heure vont nous valoir des emmerdes. Dès que tu sors de cette pièce, file, et pars assez loin d'ici. On te retrouvera pour le reste. L'OCPS t'a déjà détectée et va débarquer ici d'un moment à l'autre. On a une bonne couverture, Daniel et ses gars, tous des gens normaux, donc indétectables. Moins utiles que des soulwalkers, évidemment. Mais pratique en cas de descente de ces chiens de l'Oklahoma. Daniel et trois de ses gars sont surentraînés au corps à corps et savent se servir de plusieurs types de flingues. Ils sont pas sans défense.
    (silence)
    - Sors de là, maintenant. Tu le sauras quand on voudra que tu reviennes. »


Dernière édition par Dorothy Blixen le Dim 14 Fév - 18:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: D. Blixen - Admin.   Mar 9 Fév - 14:54

    15 Novembre 2020, aux alentours de la 405 désaffectée. 8:54 PM.
    Dorothy attendait depuis quelques jours les manifestations de la Ligue 19. Elle avait suivi les instructions d'Akamatsu, n'était pas restée dans le quartier d'Hollywood Boulevard après cette nuit-là. Cela faisait trois jours que Dorothy naviguait entre Long Beach, Santa Monica et Anaheim, jamais au même endroit plus de cinq heures d'affilée. Elle roulait beaucoup, dans un vieux pick-up qu'elle avait récupéré chez un ferrailleur indien.
    Elle roulait à vive allure sur ce qui restait de la 405. Autrefois axe principal de la Californie du Sud, désormais, elle était laissée à l'abandon et peu de personnes l'empruntaient, hormis quelques puristes et quelques poids lourds. Cela faisait une bonne heure que Dorothy regardait fréquemment son rétroviseur intérieur ; elle avait noté la vieille Ford Taurus grise qui la suivait depuis un moment. C'était étrange et particulièrement agaçant. Finalement, elle décida de foncer et d'y aller au petit bonheur la chance ; elle donna un vif coup de volant et, pressant le frein, arrêta son pick up en plein milieu de la voie, en travers. La Taurus n'eut pas d'autre choix que celui de s'arrêter. C'était dangereux, ça, elle le savait, mais après tout, la 405 était déserte à cete heure-ci, et elle aurait le temps de voir venir un véhicule. Il se mit à pleuvoir, mais Dorothy s'en foutait.
    Dorothy sortit du pick-up en claquant la portière, se dirigeant à grands pas vers la Taurus. Elle ouvrit la portière conducteur de la voiture, et extirpa le ou la fautif/ive en l'empoignant par ses vêtements, à la poitrine.
    « Putain, qu'est-ce que tu veux ? »
    C'était un homme, peut-être de deux ou trois ans son aîné, grand, vêtu d'une chemise à carreaux et avec une barbe de trois jours sur les joues. Dorothy plissa les yeux. Ce visage lui était étrangement familier.
    « Je te connais. »
    Puis tout à coup, elle empoigna l'homme, le plaqua dos à elle sur la voiture, cherchant quelque chose sur sa nuque, derrière sa tête, comme ce qu'on lui avait fait quelques jours plus tôt chez Akamatsu. Rien. Par lien logique, étant donne qu'elle n'avait rien non plus, elle en déduisit que ce n'était pas alarmant. Qu'aurait-elle fait si elle y avait découvert quelque chose comme un tatouage, une cicatrice, une marque ? Aucune idée. Dorothy était devenue comme ça, fonceuse, tête baissée. Elle chassa les gouttes d'eau qui coulaient sur son visage, collant ses cheveux à ses joues. La pluie était de plus en plus forte, et bientôt, elle serait trempée jusqu'aux os.
    « Pourquoi tu me suis ? Qu'est-ce que tu veux ?
    - Je te cherchais. Je voulais t'observer avant de trouver le bon moment de venir te voir. »

    Cette voix aussi, lui était familière, mais Dorothy chassa cette interrogation de son crâne. Le bruit de la pluie couvrait leurs voix, elle se mit alors à parler plus fort.
    « Laisse tomber, je voyage solo. C'est mes affaires, laisse-moi tranquille. »
    Ce faisant, elle le poussa un peu plus loin, le lâchant, et se dirigea vers son pick-up, le pas toujours aussi déterminé dans ses rangers. Un frémissement l'arrêta. Puis, en quelques secondes, un énorme poids-lourd était lançé à pleine vitesse sur eux. Dorothy n'eut le temps que de courir au-devant de l'inconnu, vers le camion, et de lever les mains.
    Elle ne pensait pas un seul instant qu'elle pouvait faire grand-chose, c'était juste devenu un réflexe. Avec un peu de chance, elle arriverait à faire bifurquer le volant du camion et le véhicule irait s'écraser contre le flanc du canyon. Mais là, lentement, le véhicule ralentit, jusqu'à se trouver à deux mètres de Dorothy. Elle sentait la pression de la vitesse du camion, aussi continuait-elle de pousser cette paroi invisible entre elle et l'engin. C'était difficile. Dorothy était trempée de la tête aux pieds, en position d'appui sur ses pieds, comme sur elle s'était jetée de tout son poids contre un mur et qu'elle voulait le déplacer. L'action dura trente secondes, puis le camion finit par s'arrêter réellement, la pression qu'il appliquait contre les mains de Dorothy, même à deux mètres, s'estompa.
    Elle s'effondra à terre, épuisée, et terrassée par une douleur lui cisaillant le crâne, puis s'évanouit.

    « Ce n'était pas ma première rencontre avec Jim Ferland, loin de là. Ma soeur aurait été là, elle l'aurait reconnu sur le champ. Il avait habité pendant deux ans dans la maison à côté de la sienne, et c'était la personne qui m'avait empêché de me jeter dans l'explosion de la voiture de Glenn, en juillet 2020. Je n'avais pas vu son visage, ce jour-là, juste entendu sa voix qui me raisonnait, senti quelqu'un qui me plaquait à terre. Après m'être évanouie, je ne me souvenais pas ce qu'il s'était passé après que le camion se fut arrêté ; il me raconta quelques jours plus tard. Dans mon demi-sommeil, je lui aurai simplement dit de partir loin. Visiblement, il prit cela pour moi, aussi me transporta-t-il dans mon pick-up, et m'emmena dans le sud, de retour à Balboa Island.
    La maison de ma soeur avait été vendue après que je me fus éclipsée. Cela faisait longtemps que mes parents avaient renoncé à avoir des nouvelles régulières de moi ; je leur envoyais de temps à autre des e-mails, prétendant être au Japon pour un nouveau boulot. Apparemment, Jim Ferland habitait toujours la maison d'à-côté. Je gardai le silence sur la nature de mon périple. Lui, il garda le silence sur ce qu'il avait vu de mes capacités. Deux jours plus tard, je reçus un appel de Daniel, le serveur du Disney Soda Fountain.
    Je revis donc Akamatsu. Lui et la Ligue n'avaient pas perdu une miette de mes exploits ; ils avaient désormais sous la main mon stimulant, la pluie. C'était parce qu'il pleuvait l'autre soir que j'avais été capable d'arrêter le camion, avec bien des efforts. Il m'intégra dans les locaux de Hollywood Boulevard, par la porte que j'avais vue s'ouvrir lorsque la japonaise était venue lui transmettre les infos sur moi, la première fois. Il m'expliqua tout, de l'origine de la Ligue, jusqu'à mon rôle au sein de cette confrérie clandestine. Je suivis des entraînements pour me défendre même sans mon don, corps à corps, et il décida même de faire en sorte que je puisse toujours me déplacer avec un flingue sous la main, en sachant tirer. Mon inhibiteur était un véritable handicap, il l'est toujours, mais aujourd'hui, je me sens plus apte à me débrouiller.
    Je suis en première ligne quand il s'agit de se battre avec ces connards de l'OCPS. Les membres de la Ligue sont persuadés que nous sommes la prochaine étape de l'évolution de la race humaine. J'avoue être perplexe face à ces idées. Pour l'instant, je veux juste expier ma rage contre la mort de ma soeur.
    Jim Ferland ne sait rien de ce que je fais. Il est un peu sceptique, en me voyant me déplacer avec mon flingue à la taille, mais il est convaincu que c'est surtout d'avoir vu ma soeur brûler vive dans sa voiture qui m'a profondément perturbée. Je ne dirai pas le contraire. Il est bien la seule personne que je peux qualifier d'ami dans mon entourage de ces cinq dernières années.
    Je cherche encore un but à mon engagement dans la Ligue. Outre le fait d'admirer des personnes comme Koichi Akamatsu, qui me fascinent. Les soulwalkers sont de plus en plus nombreux, les conditions de recrutement sont de plus en plus délicates, parce que l'OCPS peut débarquer d'une minute à l'autre, n'importe quand. C'est devenu tendu, ces dernières années. Je suis devenue l'une de leurs meilleures agents, mais ça n'empêche pas le danger d'être imminent.
    Aujourd'hui, j'habite dans un camping-car aux alentours de l'aquarium de Long Beach, avec Jim. Les temps sont devenus difficiles, il a vendu sa maison de Balboa Island. Une espèce de duo de voyageurs, un peu mystérieux. Il ne sait rien de la Ligue 19, mais moi, j'ai de plus en plus de mal à croire qu'il ne me cache rien non plus.
    Pour l'instant, je me contente de servir mon clan. »
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